Solution « SAAS » ou logiciel « On-Premises », quels avantages pour chaque architecture ?

Difficile à nommer … logiciel à installer, logiciel à télécharger, logiciel « On-Premises ». Depuis la fulgurante explosion des offres de solutions SAAS, Software-As-A-Service ou On-Demande, accessibles depuis les  navigateurs Internet, les logiciels que l’on télécharge et installe doivent dorénavant être libellés comme tels. Cette évolution de l’offre vers le SAAS résulte de nombreux facteurs dont principalement celui des choix des modèles économiques adoptés par les éditeurs de solutions.


Le SAAS est porté par d’autres phénomènes tout aussi actuels: le « cloud computing » ce principe d’interconnexion de plusieurs ordinateurs via le réseau local et/ou internet reflète bien l’image que peut se faire l’utilisateur lambda de son système d’information. Ces architectures offrent de nombreux avantages parmi lesquels on trouvera l’interopérabilité des systèmes : une solution SAAS s’exonère à la fois du système d’exploitation et du type de navigateur Internet pourvu que l’ordinateur soit connecté au réseau. De plus, l’allocation physique d’un poste de travail à un utilisateur n’est plus nécessaire.

Pourtant, ces constatations s’effectuent sans compter sur l’évolution constante des nombreuses solutions d’accès aux logiciels On-Premises en accès distant soit par des opérateurs d’offres d’hébergements dédiés soit par des fonctions initiales de base fournies elles-mêmes en standard dans MS Windows et toujours améliorées. Mais les éditeurs de solutions On-Premises ne cherchent pas forcément à se substituer au marché des SAAS car les facteurs de différentiations des logiciels à installer sont nombreux et penchent plutôt en leur faveur : pas de dépendance à un hébergeur et donc pas de frais d’hébergement, les données ne sont pas délocalisées chez un prestataire ce qui peut être un impératif pour certaines sociétés ou comptes publics, un accès aux applicatifs même en cas d’absence de connexion internet.

Mais c’est aussi et surtout sur le modèle économique que se joue la bataille du SAAS versus On-Premises. Un abonnement ou un paiement à l’acte pour la première, un achat de licence pour la seconde. Et il est clair que pour l’éditeur, le modèle d’abonnement est plus séduisant : le client, devenu d’une certaine manière captif génère une rente au fournisseur. Son abonnement finance le développement de la solution, mais également les frais d’hébergement et de maintenance. A contrario, pour l’éditeur, la vente de licences, opération « one-shot » doit, pour être pérenne se renouveler sans cesse auprès de nouveaux clients. Coté utilisateur, l’acquisition ad vitam du logiciel et sa disponibilité permanente rassurent. Par ailleurs coté confidentialité des données, alors que le datamining, toujours plus d’actualité, permet de déterminer les segments économiques porteurs  dans une optique de veille stratégique – ce que l’on pourrait déduire de simples données volumétriques – s’il ne s’agissait que de celles-là – la possession in-situ de ses propres informations constituées par l’activité permanente de la société peut apparaître comme une évidence.